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28/03/2009

LE VIGAN (3)

l'arre.pngLa soie apportera à la région une économie et un essor formidables.

Au milieu du XVIIème siècle, Monsieur de Camprieu va devenir consul. C'est lui, dit-on, qui développera en Cévennes la sériciculture et la filature. On veut aussi que Colbert ait favorisé cette industrie et que la première paire de bas de soie ait été fabriquée au Vigan par un certain Fleschière de Saint Laurent le Minier.

Mais en ce temps, l'existence n'est pas gaie pour tous. A l'heure où l'Edit de Nantes est révoqué (1685), 25 religionnaires de la ville sont mis au cachot, battus comme plâtre et doivent renier leur foi. D'autres émigrent, vers Genève surtout ... Il semble qu'on ait en ce temps le sang chaud au Vigan. On s'y bat en duel pour un oui, pour un non, on vide les différents à coups de pistolet, si bien que l'on finit par y interdire le port d'arme.

Le Vigan était un "pays prodigieux, un village où l'on vit comme à Paris, avec un vin de terroir aussi bon que le Bourgogne et des gens pleins d'esprit... " Un vrai jardin de Dieu ! C'est aussi l'époque où naît le plus célèvre des viganais : Louis d'Assas. A treize ans, c'était déjà "Le Chevalier". (Louis d'Assas entra tôt aux armées et se signala à plusieurs occasions. Son héroïque conduite à Clostercamp l'immortalisa. Parti en reconnaissance, il tombe dans les rangs ennemis et sommé de se taire face aux baïonnettes, il préfère mourir en donnant l'alerte avec la fameuse phrase : "Feu, Auvergne, ce sont les ennemis").

Aux veilles de la Révolution, l'agriculture viganaise est axée sur le châtaignier, les arbres fruitiers, la vigne et le mûrier. Les traversiers sont jalousement entretenus, les près sont irrigués.

Les bas de coton sont exportés vers l'Espagne. La tannerie et la tonnellerie ne chôment pas non plus et on extrait encore un peu de charbon.

Mais c'est le magnan, petit ver glouton de feuilles de mûrier, qui commence à faire sa place. Aulas, Sumène, Arre, Bez... Tous le pays viganais n'en finit pas de compter ses métiers et ses bas de soie : 12 000 paires par an ! L'Europe ne veut qu'eux... On en exporte jusqu'à St Petersbourg et aux Indes.

Commentaires

Le bon temps... du textile florissant

Écrit par : laura | 31/03/2009

C'était il y a longtemps, pas encore de mondialisation.

Écrit par : elisabeth | 31/03/2009

Bonsoir Elisabeth,
Mieux valait avoir un magnan à cette époque, qu'un ver en soi !
Amitiés

Écrit par : christian | 31/03/2009

Mon mari travaillait déjà avec l'étranger mais pour exporter...

Écrit par : laura | 01/04/2009

Christian : merci pour ton humour
Laura : le commerce, cela va, cela vient... tu verras les notes suivantes, elles sont parlantes sur ce sujet.

Écrit par : elisabeth | 04/04/2009

Ce n'est pas du commerce mais de l'industrie...

Écrit par : laura | 05/04/2009

Bon, alors je me suis trompée...

Écrit par : elisabeth | 08/04/2009

Les commentaires sont fermés.