16/05/2008
RESTAURATION de l'Abbaye de GELLONE
Il faudra attendre 1644 avec l'arrivée de la congrégation bénédictine de Saint Maur, pour que le monastère retrouve une vie religieuse régulière et que les bâtiments conventuels soient restaurés : cloître, chapître, réfectoire, cuisine, cellules en particulier.
Mais c'est en restaurant l'église que les nouveaux bénédictins retrouvèrent, en 1679, les reliques de Saint-Guilhem, disparues le siècle précédent. Cette découverte devait relancer le culte de Saint-Guilhem. Par la suite, les moines occupèrent l'abbaye jusqu'en 1790, date à laquelle leur communauté monastique se trouva réduite à 6 moines. L'église monastique devint alors la seule église paroissiale du village, l'église Saint-Barthélémy ayant été détruite en 1783 par Mgr. de Fumel, évêque de Lodève, lors de l'élargissement des voies d'accès au monastère pour son carrosse. Mais 8 ans avant le départ des moines, l'abbaye s'était enrichie d'un orgue construit par le facteur Jean Pierre CAVAILLE.
Lors de la Révolution, un inventaire des meubles et effets trouvés dans l'abbaye fut dressé en mai 1790. Il concernait surtout l'orfèvrerie, les reliquaires, les tableaux et les livres de la bibliothèque. En 1791, les habitants de Saint-Guilhem arrivèrent pourtant à sauver les reliques les plus précieuses : les fragments de la Vraie Croix et les ossements de Saint Guilhem.
Quant aux bâtiments monastiques, ils furent vendus comme Biens Nationaux. C'est ainsi que dans les murs on vit s'installer une filature de coton, puis une tannerie, tandis que les habitations prenaient place dans les anciens bâtiments conventuels situés autour du cloître qui avait été dépecé dès le début du XIXè siècle. C'est alors qu'une grande partie des sculptures du cloître fut dispersée à Saint-Guilhem et alentours, ou acquise par des particuliers, dont le juge de paix à Aniane.
Au début du XXè siècle, de nombreuses sculptures furent achetées par le sculpteur américain, George Grey Barnard , lequel les céda à son tour au Musée des Cloîtres de New York où l'on peut toujours aller les admirer. Depuis 1910, la plus grande partie des bâtiments conventuels appartiennent à l'Association Diocésaine de Montpellier, laquelle, avec l'aide de l'Etat, des institutionnels et de la commune de Saint-Guilhem Le Désert, a entrepris depuis les années 50 de nombreux travaux d'entretien et de restauration.
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14/05/2008
Splendeur et décadence de l'Abbaye de Gellone
Si l'on ne possède que peu de renseignements sur les premières années de l'abbaye, de ses origines au XIè siècle, (il n'en subsiste aujourd'hui que la petite tour dite de Saint Martin et la crypte) en revanche on peut affirmer que la période d'apogée de Gellone s'est située du XIè au XIIIe siècle. Grâce à l'affluence des visiteurs, dont certains n'hésitèrent pas à laisser de nombreux dons, les possessions de l'abbaye ne cessèrent d'augmenter, en même temps que le développement du village. Ceci explique que dans la 1ère moitié du XIè siècle, il fut possible de reconstruire l'abbaye, le rez-de-chaussée du cloître et des bâtiments conventuels venant s'ajouter à l'église construite au-dessus de la crypte et qui fut terminée vers la fin du XIè siècle. Une église à laquelle fut ajoutée, à la fin du XIIè siècle, un porche, "le gimel", et un cloître riche en sculptures. C'est à cette époque également que furent réalisés tous les travaux de mise en valeur du territoire, (sources, fontaines, canalisations et moulins) qui profitèrent en premier lieu à la communauté civile, composée de notables et vivant autour de l'abbaye. Les siècles suivants devaient marquer une pause. Des travaux étaient pourtant réalisés dans l'église. C'est dans cet état que l'abbaye allait subir les contre-coups des guerres de religion. En 1569 le village et l'abbaye furent pris et pillés par des troupes de protestants venues d'Aniane et de Gignac. Fort heureusement, la communauté monastique avait réussi à s'enfuir à Lodève avant leur arrivée en sauvegardant les saintes reliques, l'argenterie et les ornements les plus précieux. Les lieux monastiques, bien qu'en partie dévastés, furent repris peu après, militairement, par une troupe soulevée par l'Abbé Claude Briçonnet.
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12/05/2008
LES RELIQUES dans l'Abbaye de Gellone
La présence de certaines reliques, dont une de la vraie croix, cadeau du patriarche de Jérusalem à Charlemagne, qui l'aurait remise par la suite à son cousin Guilhem, ont donné une certaine notoriété à l'Abbaye.
Autre fait important : la présence du corps de Saint Guilhem dans un sarcophage en marbre blanc placé dans le sanctuaire, derrière l'autel, à la vénération des pélerins.
Mais le trésor de l'abbaye possédait encore d'autres richesses dont une épine de la couronne du Christ et une relique de la vierge. Par ailleurs l'abbaye disposait également de livres liturgiques, dont le plus célèbre est le "Sacramentaire de Gellone" qui se trouve aujourd'hui à la Bibliothèque Nationale. Autant de faits qui permirent à l'abbaye de Gellone de se développer au cours des siècles suivants, malgré certaines périodes assez difficiles.
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