03/08/2008
LA PIERRE DE CASTRIES
Des strates se sont déposées dans le bassin Rhodanien, il s'agit du rivage enfoui d'une mer d'il y a 20 millions d'années, la Mer Miocène, l'ancêtre de la Méditerranée, un mer dont presque rien ne nous échappe. On sait qu'elle s'est avancée de 30 à 40 kms au nord de la côte languedocienne actuelle. Peu profonde, elle a laissé des dépots riches en fossiles. Tous ces débris, cimentés ensuite par de la calcite, sont bien reconnaissables dans ces roches faciles à tailler, puisqu'elles sont presque formées exclusivement de coquilles entières et de débris.
22:34 Publié dans histoire de ma région du sud | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : culture, histoire, région, vacances
01/08/2008
UN ARBRE LEGENDAIRE
La culture de l'olivier est une longue histoire, sans doute commencée en Asie-mineure où l'arbre connu comme un symbole de paix, de fécondité et de gloire paraît avoir ses origines.
Selon Strabon, ce furent les Phocéens qui l'introduisirent dans notre région lors de leur établissement à Marseille.
Parmi tous les végétaux caractéristiques du Midi méditerranéen, son feuillage d'argent occupe une place aussi importante que la vigne, et on considère généralement les deux cultures comme allant de pair. L'olivier, plutôt sobre au regard des sols qui l'accueillent et assez résistant aux parasites, n'est cependant à l'aise qu'au-dessous de quatre à cinq cents mètres d'altitude. On considère aussi que 8 degrés au-dessous de zéro lui sont néfastes, même s'il peut résister à des températures inférieures.
Par contre, dans les conditions qu'il affectionne, il peut vivre jusqu'à mille ans.

14:51 Publié dans histoire de ma région du sud | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : culture, histoire, pays, régions, vacances, sud
30/07/2008
SIEGES ET COMBATS (SOMMIERES)
Ce sont surtout les guerres de religion qui ont mis à mal l'édifice. Aux mains des Huguenots depuis 1562, il est assiégé par les troupes royales du Maréchal Damville en 1573. L'un des 2 donjons sera détruit et de la ville il ne restera qu'une trentaine de maisons. En 1685, l'Edit de Nantes est révoqué. L'intendant de Basville mène une lutte contre les protestants. Sommières baisse pavillon devant les Compagnies de Dragons le 29 septembre. Le Château Sommiérois servira de prison pour les légionnaires. En 1703, le chef camisard Cavalier qui descend vers Nimes et St Gilles attaque Sommières et massacre le voisinage. La dernière bataille de Sommières aura lieu presque 2 siècles de demi plus tard, à la Libération, sur le pont tenu par les maquisards.
Mlagré ces épisodes brutaux, la ville a gardé au cours du temps une relative prospérité. La Serge et le Cadix eurent un temps leur place auprès des autres activités et une qualité de drap porta jadis le nom de "Sommières".
Les excédents de vin vers 1660, le phylloxera ont ponctué parfois son histoire.
Vers 1850, la distillation des essences aromatiques fit connaître Sommières dans les grandes villes européennes. La terre de Sommières, la sépiolite, connue depuis le Moyen Age, a vu son terme il y a peu de temps. Elle était en réalité extraite de la mine de Salinelles et servit à dégraisser les laines avant de connaître un usage domestique.

14:28 Publié dans histoire de ma région du sud | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : culutre, histoire, guerres, vacances, tourisme
28/07/2008
CROISSANCE DE SOMMIERES
Sur la route dite de Vieille Toulouse se greffait le passage vers les Cévennes conférant une importance supplémentaire aux lieux.
Ce sont les carrières de pierre qui apportèrent initialement une activité et une économie au pays :
pour la construction des piles et quelques autres ouvrages lancés sur le Vidourle et pour l'édification des Arènes de NIMES.
Vers 923, le pays est sous la domination des Comtes de Toulouse. L'un d'eux, Pons 1er, deviendra d'ailleurs le Saint Patron de la cité. Puis le fief passe aux mains des seigneurs d'Anduze et de Sauve, et le Château est sans doute alors construit, en tout cas attesté en 1041. Les marchés et foires de Sommières sont déjà réputés et les seigneurs battent monnaie au début du 11è siècle. Sommières est aussi réputée pour ses cuirs et ses draps de laine. La garrigue donne ses parcours aux moutons et jusqu'à l'écorce de ses chênes verts pour tanner le cuir. Le bourg approche les 5 000 âmes à la fin du 13è siècle et on y dénombre 2 monastères bénédictains, 1 couvent de cordeliers et 1 hôpital.
Pierre Bermond VII, seigneur d'Anduze et autres lieux, sera ex-communié et dépossédé de ses fiefs pour s'être allié au Comte de Toulouse contre la royauté. Saint Louis conduira d'habiles transactions qui aboutiront à l'annexion de la ville à la Couronne, à la rénovation du Château et à l'acquisition de terres sur lesquelles seront élevés les remparts d'Aigues Mortes. Sommières est alors 1 Consulat. Elle est ceinte de remparts dont le plus marquant vestige est la tour de l'horloge et ses rues étroites sont tracées "au carré. Mais la prospérité marchande et le calme de la cité provinciale seront troublés à maintes reprises : grimper jusqu'aux ruines du Château de Sommières apporte bien des renseignements sur ce que furent les assauts qu'il eut à subir : 1418, 1421, 1573, 1622 puis en 1936 il fut en partie rasé pour la contruction d'un château d'eau. Aujourd'hui, une grille en défend l'entrée et les chutes de pierres sont à redouter.
15:21 Publié dans histoire de ma région du sud | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : culture, histoire, voyages, tourisme, vacances



